Depeches de Brazzaville July 2008
Plaidoyer pour la lutte contre le paludisme
Les ONG, associations et journalistes se concertent sur les actions à mettre en oeuvre
Plusieurs organisations non gouvernementales (ONG), associations et professionnels des médias, ont participé le 1er juillet, à Brazzaville, à une réunion de concertation sur certaines actions prioritaires à mettre en œuvre concernant le plaidoyer pour la lutte contre le paludisme, dont le programme prend fin en janvier 2009.
Organisé par Azur Développement, cet échange a eu pour objet d'encourager les associations et ONG travaillant dans la lutte contre le vih/sida à intégrer les activités de la lutte contre le paludisme.
Les journalistes ont proposé qu'un contact, une formation permanente et continue aient lieu avec les acteurs de la lutte contre le paludisme, afin d'engendrer un réseau de journalistes participant à l'action contre l'endémie, conjointement aux autres initiatives.
Les ONG et les associations ont suggéré un accompagnement pour l'intégration dans les activités de lutte contre le paludisme, notamment concernant l'hygiène et l'assainissement.
Rappelons que ce programme de campagne a été lancé le 13 novembre en présence de Delphine Valette, coordonnatrice du plaidoyer au Malaria consortium de Londres, qui mène le programme de mobilisation pour le paludisme, avec l'appui de l'initiative « Partenariat africain pour le paludisme » que dirige le laboratoire GlaxoSmithKline.
Une vingtaine d'ONG ont assisté au lancement de l'initiative mise en œuvre dans dix pays africains (Congo, RDC, Centrafrique, Mali, Togo, Djibouti, Cameroun, Bénin, Côte d'Ivoire et Niger).
Au cours de l'analyse de la situation, le constat a été fait que la société civile est très peu impliquée dans les communications de lutte contre le palu. C'est pour cette raison qu'Azur Développement apporte une assistance technique.
Par ailleurs, dans les différentes interventions des membres des ONG, après analyse des activités dans la lutte contre le paludisme menées par la société civile congolaise, le constat est que beaucoup reste à faire dans l'organisation et le coordination des activités pour obtenir un bon résultat.
S'agissant de la population vulnérable, représentée par les enfants âgés de 0 à 5 ans et les femmes enceinte, il y a aucune donnée statistique pour prouver scientifiquement cette vulnérabilité, qui est pourtant visible par la fréquence des cas en milieu hospitalier, à l'école et à domicile.
Il existe une ligne budgétaire dans l'appui multiforme aux problèmes de santé au Congo, mais elle n'est pas spécifique au paludisme. Cependant le manque de plaidoyer est un handicap important à ce volet.
Nancy France Loutoumba



